Extrait d’un article du magazine de la FUB Vélocité (N°175) avec son aimable autorisation.

Le rôle moteur des associations locales
Si les élu-es décident, les associations donnent l’impulsion. Les témoignages ont souligné leur rôle dans l’éducation, la sensibilisation, mais aussi dans la remontée des besoins du terrain.
Le réseau de la FUB a été salue par plusieurs élu-es pour son travail sur la culture vélo, qui doit aller de pair avec les infrastructures.
« Vous êtes véritablement un partenaire. Si aujourd’hui nous pouvons recevoir ce trophée, ça n’est pas seulement grâce aux collectivités, c’est très clairement grâce au travail engagé avec les associations de la FUB. »
Isabelle Maistre, première adjointe au Maire de Bourg-en-Bresse, saluait l’association Bourg Nature Environnement pour le travail commun les ayant hissés à la première place du podium des « villes moyennes ».
Le vélo n’est en effet pas une solution « clé en main ». Transformer un territoire demande une vision, des choix politiques assumés et de la constance dans l’action.
L’effet d’entrainement des villes ambitieuses
À Saint-Aubin-de-Médoc (commune lauréate de la catégorie « communes de banlieue »), 67% des collégiens et collégiennes se rendent à vélo dans leur établissement. Un exemple inspirant qui prouve que des choix ambitieux peuvent transformer le quotidien en quelques années seulement. Ces communes pionnières incitent les autres à se dépasser, créant une dynamique nationale ou l’ambition de l’une devient l’objectif de l’autre, et où chaque progrès profite à l’ensemble des citoyen-nes.
Le Baromètre vélo, une voix citoyenne qui oblige
« Les résultats permettent d’objectiver les revendications. On a beaucoup plus de poids, en tant qu’association, quand on arrive avec des revendications qui sont soutenues par un nombre important d usager-es »
expliquait Jérôme Petit, membre de Roue Libre à Chambéry.
Les échéances municipales sont décisives. Elles offrent aux citoyen-nes et aux associations l’occasion d’interpeller les élu-es et de faire entendre la demande croissante d’alternatives crédibles à la voiture individuelle.
Elles sont aussi, pour les collectivités, le moment d’assumer cette responsabilité et de transformer leurs territoires. Là où il y a une volonté politique, le vélo trouve toujours sa place.
Louise Bruyère, chargée de campagne, FUB
Cet article est tiré de la Bicycl’Oise n° 25

