
Quel a été votre parcours avant le poste que vous occupez ?
Alice Parmentier : Après une formation en géographie et en aménagement du territoire entre 2005 et 2010, j’ai effectué un service volontaire européen [aujourd’hui, corps européen de solidarité, ndlr] d’un an en Suède. À mon retour en France en 2012, j’ai cherché un emploi et je suis tombée sur une offre de service civique à l’AU5V publiée en ligne. Ma mission consistait à définir des boucles cyclo-touristiques avec le parc naturel régional (PNR) Oise Pays de France. J’ai donc travaillé avec le PNR sur des propositions d’itinéraires et de jalonnement à travers les trois forêts du Parc.
Et ce service civique vous a été utile pour votre emploi actuel ?
A.P. : Oui ! À la fin de mon service civique, il y avait des échanges avec – à l’époque – la région Picardie, pour développer un diagnostic des véloroutes et voies vertes picardes. J’ai été embauchée six mois pour travailler sur ce projet. Avec l’AU5V, on a donc parcouru l’ensemble des véloroutes réalisées en Picardie pour voir si elles respectaient le cahier des charges des voies vertes et quels points d’amélioration seraient à présenter aux maîtres d’ouvrages. Cela pouvait toucher à l’entretien, des équipements absents ou inadaptés, ou bien la signalétique. C’est vraiment à la suite de ce service civique et de cette mission de six mois que je suis rentrée dans le domaine des véloroutes. Cela m’a permis de me démarquer pour postuler sur le poste de chargée de mission véloroutes que j’occupe actuellement au Département.
Vous vous destiniez à travailler dans le domaine du vélo avant ces expériences ?
A.P. : J’avais un intérêt particulier pour les modes actifs et les aménagements cyclables. Il m’apparaissait nécessaire de réduire la part modale de la voiture pour développer d’autres modes de déplacement plus vertueux au niveau de l’environnement. Le vélo était vraiment une thématique qui me tenait à cœur. Après, je ne pensais pas être autant axée sur la partie cyclotourisme, vu que j’ai fait mes études du côté de Lille, dans un milieu urbain. Ici, dans la Marne, ce sont d’autres problématiques.
Propos recueillis par Nils Hollenstein
Chargée de mission véloroutes : quèsaco ?
« Mon poste touche à différents aspects de l’aménagement du territoire : techniques, fonciers et environnementaux. Le côté plus technique se déroule en interne, avec d’autres agents du Département. Au niveau externe, il s’agit plutôt de rencontrer les collectivités et les propriétaires fonciers, que ce soit VNF [Voies Navigables de France, ndlr] ou des propriétaires privés, pour discuter des aménagements pour les itinéraires du plan départemental des véloroutes. Enfin, il y a la valorisation touristique de ces itinéraires. Chaque projet a son identité propre et ses problématiques qui vont amener d’autres difficultés et solutions. Un projet qui m’a marquée est celui de mes débuts au Département : la véloroute 52, dite « Vallée de la Marne ». 45 km avec une domanialité variée : à la fois le long du canal, où j’étais en interaction avec VNF, mais aussi sur des chemins ruraux, où j’étais en concertation avec les agriculteurs. On a aussi eu des acquisitions foncières. C’était un itinéraire complexe qui m’a fait rentrer de suite dans le vif du sujet. »
