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Le casque : faut-il le porter, faut-il le rendre obligatoire ?

Le casque à vélo ?

 

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Une chose est sûre: ça ne peut pas faire de mal. Mais ça n’est pas indispensable si vous allez tranquillement chercher votre pain à la boulangerie du quartier. Par contre, si vous faites des acrobaties ou descendez des pentes à 20% dans la forêt, il est peut être plus prudent de vous en garnir la tête (mettez aussi des gants et des vêtements résistants ! ).
Comme pour un automobiliste et un pilote de rallye qui ne s’équipent pas de la même façon.

En cas d’accident, un cycliste tombe généralement sur le côté et se blesse aux jambes et aux bras.
La tête est bien moins souvent touchée (mais elle l’est quand même parfois). Les pays comme l’Australie qui ont rendu le casque obligatoire ont vu le nombre de cyclistes chuter (c’est le nombre qui chute, pas les cyclistes, suivez un peu).
Par contre les pays comme les Pays-Bas où l’on roule beaucoup n’ont rien imposé et l’on y voit peu de casques.
Donc : le casque oui (si je veux), mais l’obligation non.

Personnellement, s’il n’est pas lui non plus obligatoire, je conseille, surtout aux plus vieux qui manquent de souplesse pour se retourner, un petit accessoire pas cher du tout : le rétroviseur.
A vélo le danger vient souvent de l’arrière et surveiller facilement ce qui arrive dans votre dos peut vous éviter l’accident. Et qui dit pas d’accident dit pas besoin de casque ! CQFD

Sylvie

Quelle place pour le casque dans la sécurité du cycliste ?

Le casque à vélo est très efficace pour réduire le risque de traumatisme crânien en cas de chute sur la tête. Paradoxalement, on observe un résultat contraire pour la sécurité des cyclistes qui le portent en agglomération : ces derniers sont proportionnellement plus nombreux parmi les décès et accidentés graves à vélo.


Les principaux facteurs explicatifs sont :

  • la focalisation sur le port du casque au détriment des autres points de vigilance (j’ai un casque ça suffit, pas besoin de faire attention, d’être vigilant, de regarder derrière …)
  • un phénomène inconscient d’indifférence aux risques lié à la présence du casque sur le crâne (j’ai un casque donc je suis protégé).

Prioriser la prévention primaire (éviter la survenue d’un accident,) par rapport à la prévention secondaire (réduire les effets d’un accident) est le message de sécurité que devrait plutôt porter les acteurs de l’apprentissage de la mobilité à vélo.

Une étude de provélo Sud Ile de France à retrouver sur http://provelo-idf.fr/

Pour aller plus loin, vous pouvez également lire ce sujet de recherche : L’effet des vêtements de sécurité sur les perceptions de la déshumanisation des cyclistes. C’est en Australie et en anglais mais en résumé, le port de casque et/ou de gilet de visibilité rend les cyclistes moins humains du point de vue des autres usagers.

On lira aussi sur le Blog d’Isabelle et le vélo Les cyclistes casqués meurent trois fois plus que les cyclistes roulant sans casque mis en face du message de la sécurité routière en janvier 2024 : Portez un casque !

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Cet article est paru dans la Bicycloise n° 22

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