Alors que les candidats se déclarent dans les communes, une enquête IFOP-Keolis met en avant, parfois à rebours des idées reçues, les usages, perceptions et priorités des Français en matière de transport du quotidien, du cœur des métropoles jusqu’aux territoires périurbains et ruraux.
La mobilité : le premier enjeu du prochain scrutin
Interrogés sur les financements à affecter entre les principales politiques municipales, les Français consacreraient 1/3 de ce budget à la mobilité (voirie, transports et mobilité), loin devant l’entretien des écoles ou l’environnement.

Premier constat : la voiture ne fait plus rêver :
- 56 % veulent continuer à limiter la place de la voiture en ville,
- 32 % préfèrent maintenir la place qu’elle a aujourd’hui,
- 12 % veulent en développer l’usage.
Le vélo pas que pour les bobos
Il existe très peu d’écarts selon les sensibilités politiques : ainsi, sur le vélo, les citoyens de gauche mettent 12% des crédits sur le vélo, contre 10% à l’extrême droite, bien loin des caricatures opposant les bobos de gauche des centres aux automobilistes RN des périphéries.
On vous explique : les compétences du maire sur la politique de mobilité
Dans le cadre de sa mission de maintien de l’ordre public, le maire est l’autorité de police municipale dans sa commune, il réglemente, contrôle et instaure ainsi les vitesses de circulation, le stationnement …
Via ses compétences d’urbanisme, le maire joue un rôle qui impacte la mobilité :
- Il est en charge de la voirie communale : entretien, rénovation, intégration de pistes cyclables dans les réaménagements urbains
- Développement de parkings voitures & vélo
- Mise en place de zones apaisées, de rues scolaires (fermées aux heures d’entrée-sortie des élèves)
La communauté de communes ou d’agglomération : Autorité Organisatrice des Mobilités
Sur les questions stratégiques de mobilité (planification, services de transport, politiques cyclables ou piétonnes), c’est à l’échelon de la communauté de communes ou d’agglomération que sont prises la plupart des décisions, pour celles qui ont adoptées la compétence mobilité (depuis la loi d’orientation des mobilités en 2019). Sur notre territoire, seule la CCSSO n’a pas pris cette compétence.
Nos communautés de communes ont pour la plupart réalisé et voté un schéma cyclable, que vous pouvez découvrir sur notre application cyclopolis.
Candidats, quelles initiatives en faveur des mobilités adopter ?

Il ne vous aura pas échappé que les mobilités actives sont en plein développement, notamment depuis le COVID-19. Les infrastructures cyclables se développent sur le territoire, 54 % des Français utilisent le vélo, dont 24 % régulièrement et 30 % de manière occasionnelle (source Ministère des Transports). C’est efficace, économique et bon pour la santé. En tant que futur élu, votre rôle c’est d’améliorer la qualité de vie de tous vos administrés, pas uniquement pour ceux qui crient le plus fort en réclamant des places de stationnement devant chez eux ou devant leurs commerces.
Pour le diagnostic vélo, on a fait le boulot !
Pour vous aider sur le diagnostic, la FUB, a lancé une consultation citoyenne en 2025 : le Baromètre Vélo, les résultats sont disponibles avec pour chaque commune un diagnostic, des cartes des points noirs, des besoins en stationnement et des améliorations constatées. VélOOise a éditorialisé les résultats et vous accompagne pour identifier les besoins des cyclistes dans votre commune.

La carte des besoins en stationnement Précy-Chantily-Gouvieux-Saint Leu d’Esserent


bonjour
il faut effectivement envisager un espace pour la mobilité douce entre les deux rives au niveau du pont Louis. Cependant, la proposition faite n’est pas esthétique car elle cache et dénature ce pont ancien. Il faudrait fondre cette voie cyclable avec le pont ( voir deux voies: gauche et droite). Un designer urbain pourrait réaliser un projet.