
bien équipé sur son vélo-cargo de boulot.
>> À lire : notre premier entretien avec Thierry Louis, publié en mars 2023.
Quel bilan tires-tu de l’année écoulée ?
Thierry Louis : C’est un bilan positif. De nouveaux clients ont entendu parler de mon mode de déplacement et ont fait appel à mes services, sensibles à mes choix. C’est ce que j’espérais : beaucoup de curiosité suscitée. Les gens entament plus facilement la conversation pour savoir si un tel mode de déplacement fonctionne avec les contraintes liées au port du matériel, à l’organisation en amont de chaque chantier. Sur le plan éthique, j’ai une réelle satisfaction d’aller moins souvent à la pompe à essence.
As-tu atteint tes objectifs ? Tu voulais remplacer une partie de tes 40 000 kilomètres en camionnette par 5 000 kilomètres à vélo-cargo.
T.L. : J’ai fait cette année un peu plus de 4 000 kilomètres en vélo mais seulement 20 000 kilomètres en camionnette, pour transporter le matériel lourd et encombrant. L’objectif est presque atteint.
As-tu rencontré des problèmes auxquels tu n’avais pas pensé ?
T.L. : Non, j’avais globalement bien anticipé tous les freins. J’ai juste eu une surprise : une crevaison à l’arrière sur ce type de vélo, c’est assez compliqué à réparer soi-même et ça demande d’être en atelier à cause de son encombrement et son poids. La leçon que j’en ai tirée : la bombe anti-crevaison est indispensable. À l’époque, je ne connaissais pas la chambre à air linéaire.
Comment as-tu traversé l’automne, très pluvieux ?
T.L. : Globalement, cela s’est bien passé mais j’ai rapidement investi dans un second jeu de vêtements étanches. Quand je partais le matin sous la pluie, les vêtements n’avaient pas le temps de sécher avant de repartir pour une après-midi complète.
Quel équipement recommandes-tu ?
T.L. : Je recommande des chaussures étanches, un pantalon imperméable qui recouvre les chaussures et une cape pour les fortes pluies. J’ai des gants et des sur-moufles étanches. Je porte mon casque par-dessus la capuche de la cape. Pour mes outils, le coffret est étanche et j’ai renforcé son étanchéité à la jonction du couvercle. En revanche, ce mode de déplacement est proscrit sur le verglas et sur la neige : aucune adhérence et les pneus ne sont pas adaptés.
Pour conclure, malgré le froid, le plaisir est toujours là avec les sensations de profiter du paysage, de prendre l’air et de vivre mon métier plus sereinement.
Propos recueillis par
Xavier Bulliard
Thierry Louis,
Bricolocal Services, à Bailleval.
Tél. : 06 31 61 00 69
