Aller au contenu
Accueil » News » Thierry Louis, un entrepreneur en vélo-cargo

Thierry Louis, un entrepreneur en vélo-cargo

lp_thierrylouis.png Nous publions cet article issu de notre bulletin annuel, Thierry fait la une du parisien de ce jour.

Voici plusieurs mois que Thierry Louis, jeune entrepreneur de 58 ans à Bailleval (au nord de Liancourt), a choisi le vélo-cargo à assistance électrique pour ses déplacements professionnels. En reconversion professionnelle depuis 4 ans, il propose maintenant des services de bricolage et de jardinage aux particuliers, bien souvent des personnes âgées qui recherchent un service de confiance et de proximité.

Un choix longuement réfléchi

Adhérent à l’AU5V depuis plusieurs années, Thierry a entretenu une relation forte au vélo dès sa jeunesse. Dans son ancien travail, chez Camfil, il utilisait régulièrement son vélo musculaire trajet aller-retour de 36 km. « Le plus dur au départ, c’est d’accepter de quitter le confort de la voiture qui reste la solution de facilité. Mais une fois que le vélo a été essayé, avec un bon équipement pour se protéger des intempéries, le plaisir arrive », déclare t-il.
L’idée d’un vélo-cargo commence à trotter dans sa tête. Dans son entourage, un entrepreneur a passé le cap.

Un choix compatible avec ses activités professionnelles

Il commence par réduire sa zone d’interventions pour la faire plus locale possible. La première année de son activité, ce sont 40 000 km en Combi Volkswagen. L’idée est de descendre à 5000 km en vélo-cargo. Thierry étudie les différents types de vélos disponibles sur le marché, les aménagements nécessaires. La question du poids embarqué et du volume l’occupe particulièrement.

Les freins à lever, les problèmes rencontrés

Le prix d’un vélo-cargo à assistance électrique est également une question centrale lorsque l’on est un petit entrepreneur et que les prix du marché oscillent entre 2000 et 8 000 euros. Son choix se porte finalement sur le « Longtail électrique R500 » de chez Décathlon qui peut supporter 170 kg de chargement et reste à un prix abordable. Il adapte une caisse étanche à l’arrière sur le long porte bagages. « Avec un volume plus réduit, il faut tout anticiper, ça demande une préparation du chantier plus rigoureuse chaque jour pour ne prendre que ce qui est vraiment nécessaire », nous confie-t-il.

L’Équipement du cycliste est également primordial pour son confort: cape de pluie, gants imperméables, pantalon intégral, couvres chaussures permettent à Thierry de circuler au chaud et au sec.

thierry_louis_velo_cargo_bailleval_copy-removebg.png

Un coût vite amorti

Thierry utilise son vélo cargo depuis huit semaines. « C’est 100 euros d’économie par mois par rapport au coût du gazole, dans deux ans, il sera completement amorti ! » se réjouit-il !

Un accueil positif des clients et des usagers de la route

Globalement, les clients sont parfois surpris, amusés et en tout cas très positifs quand il arrive avec son biporteur. Au feu rouge, beaucoup de signes et de questions des piétons et automobilistes. L’intérêt semble marqué, c’est une source de dialogue avec une population locale pas encore habituée à la circulation de ce type de véhicule.

Des conseils avisés aux futurs entrepreneurs

« Jeter les clés du véhicule ! » Thierry avoue qu’au début, il faut se faire violence et oublier les clés du véhicule quand dehors il fait froid et qu’il pleut. Le temps d’adaptation aurait sans doute été différent si sa transition au transport écologique avait été faite à une autre saison plus clémente.
Il faut réfléchir au paramètre de temps, anticiper la durée des déplacements mais le gain au niveau de son entretien physique et mental est indéniable.
C’est une autre façon d’aborder l’espace, un petit pas de côté à la fois dans l’espace-temps et l’espace de la ville et de la campagne.

Un bilan après plusieurs semaines

« Hyper positif, adaptation très rapide, le plaisir arrive très vite, même en hiver ! »

Thierry Louis, Bricolocal Services, à Bailleval.
Tél : 06 31 61 00 69

Recueilli par Xavier Bulliard
bicycloisesmall.jpgCet article est paru dans la Bicycloise n° 22

Shares
Étiquettes: