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Hiérarchiser la voirie

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Vous en entendez parler régulièrement, mais ça veut dire quoi exactement hiérarchiser la voirie ?

Tiré du guide le vélo au quotidien de l’AURAV


Le volume du trafic motorisé d’une rue est la conséquence directe du plan de circulation qui restreint ou favorise certains parcours.

Le plan de circulation motorisé d’une ville cyclable est un plan qui hiérarchise le réseau viaire entre deux types de rues :

1. Les axes de transit, capacitaires pour l’ensemble des modes de déplacement (y compris les pistes cyclables) afin de relier différentes zones d’une agglomération,

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2. Les rues de desserte, intéressant uniquement le trafic motorisé local qui a pour origine ou destination une adresse à proximité, et suffisamment apaisées pour une mixité des modes de déplacement.

Pour dissuader le trafic de transit d’emprunter une rue ou un quartier, il faut que le plan de circulation empêche physiquement la traversée motorisée (mais pas la traversée cyclable) : piétonisation ponctuelle, mise en sens unique, mise en tête-bêche (deux sens uniques qui se font face ou se tournent le dos), mise en semi-impasse… Des moyens simples (jardinières, potelets, panneaux) peuvent suffire.

Avec une voirie hiérarchisée, les rues de desserte locale n’autorisent pas le trafic motorisé de transit, qui se redéploie sur les grands axes et diminue : une partie significative du flux se reporte sur d’autres modes ou s’évapore (les automobilistes adaptent leurs horaires, modifient leurs destinations ou renoncent à certains déplacements).

Bonus : Les applications de navigation comme Waze ne peuvent plus dévier la circulation de transit dans les quartiers résidentiels.

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Cet article est extrait du guide des aménagements cyclables de l’association « Paris en selle », avec leur aimable autorisation.
Vous pouvez télécharger le livre sur leur site (https://parisenselle.fr/)

Le saviez vous?

Le volume du trafic motorisé doit impérativement être faible pour que les vélos circulent en toute tranquillité sur la chaussée. Le seuil de 2 000 véhicules/jour (et de 200 véhicules à l’heure de pointe ; un véhicule toutes les 18 secondes) est le niveau retenu aux Pays-Bas. Au delà, la mixité (motorisés, vélos) n’est pas souhaitable.

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Cet article est paru dans la Bicycloise n° 22

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