En 2025, le week-end de l’ascension, les randonneurs de Cyclotranseurope ont fait étape dans l’Oise (le programme ici). Katie et Thierry Lardier les ont accompagnés. Katie nous conte depuis l’intérieur leur étape.
Nous les retrouvons à Noyon
Nous arrivons en cours de route. Ils et elles sont parti.es depuis quelques jours déjà, du côté de la frontière belge. Ils viennent de France, de Belgique, de Hollande ou d’ailleurs, mais tous parlent la même langue : celle qui roule sur l’asphalte. La petite communauté de CycloTransEurope s’est réunie à Maubeuge et s’est étoffée au fil des kilomètres pour rallier Paris. Notre antenne s’est fait un plaisir de les escorter durant deux jours.
Ce mercredi 28 mai 2025, nous sommes deux à débarquer du bus, nos vélos en soute (pas de train depuis Compiègne : ça vous étonne?) pour rejoindre une vingtaine de cyclistes à la gare de Noyon.

Avant Pierrefonds, des visites
Mais avant de mettre le cap sur Pierrefonds, nous nous improvisons guides touristiques et menons cette joyeuse bande à la bibliothèque du Chapitre: une fantastique bâtisse à pans de bois du tout début de la Renaissance. Nos besaces remplies de victuailles, nous quittons Noyon pour parcourir les campagnes avec enthousiasme. A midi, nous faisons halte à l’abbaye de Notre Dame d’Ourscamps.
Certain.es décident de visiter le parc abritant les ruines cisterciennes, quand d’autres profitent de la boutique du site, généreusement garnie par les moines de l’abbaye. En face de la route, un grand panneau attire l’attention sur l’itinéraire emprunté en ces lieux en 1876 par l’auteur de l’Île au trésor, en canoë. Ici débute le circuit pédestre « Sur les pas de Stevenson ».
Assez rêvé. Nous remontons en selle et arrivons à la Clairière de l’Armistice où le célèbre wagon (enfin, sa copie) nous servira de décor pour notre déjeuner.

Rassasié.es, nous entamons la dernière partie du voyage à travers les bois jusqu’à Pierrefonds. Après quelques côtes vite oubliées au sortir de la forêt de Compiègne s’offre à nous la majestueuse vue dégagée sur le château de Viollet-le-Duc.
Une étape avant la rencontre à Venette
Nos cyclistes itinérant.es ont dormi dans les chambres confortables du lycée technique agricole, au milieu d’un parc paysager tandis qu’une poignée a opté pour le confort plus minimal du camping. Le lendemain, Thierry les a guidés jusqu’à la table ronde prévue par CycloTransEurope à Venette.
Il a pris soin de leur faire découvrir Saint-Jean-aux-Bois et le château de Compiègne. Après un repas bien mérité, le groupe a repris la route le long de l’Oise.
Pour conclure, je dois avouer qu’à l’heure où Thierry se levait , tôt… pour guider ses troupes, je m’octroyais une grasse matinée, après m’être endormie le corps enchanté de cette aventure des temps modernes, et la tête pleine de jolies images gravées à la force des mollets.

Texte de Katie Voyau
Cet article est tiré de la Bicycl’Oise n° 25

