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Aux origines de la rosalie de Senlis
À l’origine de cette aventure, on retrouve un plan de déplacement d’établissement scolaire pour les écoles de Senlis, financé par la Communauté de Communes de Senlis Sud Oise (CCSSO) et par le programme MOBY.
Ce programme, démarré à la rentrée scolaire 2021, concernait les écoles Roquesable à Fleurines, Brichebay, Séraphine Louis, Notre Dame du Sacré-Cœur, Anne de Kiev et l’Argilière à Senlis. [[(L’école de l’Argilière n’a pas souhaité participer au projet, Anne de Kiev et Séraphine Louis n’ont pas voulu sensibiliser les enfants dans les classes)]].
MOBY, c’était quoi ?
L’objectif du programme – financé par les certificats d’économie d’énergie et arrêté en juin 2024 – était d’encourager les alternatives à la voiture individuelle pour se rendre à l’école. Il débutait par une enquête auprès des parents d’élèves, ainsi que des diagnostics à pied, à vélo avec les parents et les chargé·es de mission qui, à la fin du programme, en concertation avec les parents d’élèves (qui ont bien voulu s’impliquer), les élu·es et services de la commune, la direction de l’établissement émettaient des préconisations. En parallèle, deux demi-journées de sensibilisation par classe étaient dispensées par l’AU5V et les chargé·es de mission.
Une des préconisations pour l’école Brichebay concernait les élèves du quartier du Four à Chaux, un peu éloigné de l’école et nécessitant la traversée d’un carrefour dangereux sur la RD1017. Pour ces élèves qui sont à 1,5 km de l’école, le vélo est aussi rapide que la voiture (sans toutes les nuisances liées à l’automobile en ville). Quelques aménagements de voirie étaient également nécessaires, aussi le rapport préconisait (entre autres) de mettre en place un vélobus.
Le vélobus
Un vélobus, c’est un déplacement organisé à vélo avec plusieurs enfants, animé par un ou deux adultes. L’effet de groupe des enfants circulant ensemble à vélo permet d’être plus visible des automobilistes, et rassure les parents. Les enfants arrivent en classe réveillés après ces dix minutes à vélo, et cela est plus agréable qu’être transporté·e sur le siège arrière d’une voiture.
Néanmoins, la question des plus jeunes élèves, pas forcément à l’aise à vélo, et surtout de l’encadrement du vélobus (qui, comment) se pose. Le principal écueil du vélobus c’est toujours, partout en France, la participation des parents et la pérennisation du dispositif. Il faut plusieurs parents, volontaires toute l’année pour l’encadrement et renouveler à chaque rentrée ce cheptel de bonnes volontés. Les seules communes où le dispositif fonctionne, c’est lorsque la commune met à disposition des agents pour encadrer ce vélobus. C’est moins coûteux qu’un vrai bus scolaire, ça améliore la santé des enfants et réduit le nombre de véhicules aux abords de l’école.
La rosalie
Coline Lepachelet, salariée en charge du Tiers Lieu de Senlis, a présenté l’idée de cette rosalie et a réussi à convaincre la CCSSO de l’acquérir. Depuis son lancement en cette rentrée 2024, c’est un succès et la liste d’attente pour bénéficier de ce bus scolaire cyclable s’allonge. Chaque enfant montant à son bord participe activement à le propulser, aidé·e bien entendu par la personne qui conduit et une assistance électrique. La Ville de Senlis recrute d’ailleurs une personne pour conduire cette rosalie et les enfants à l’école.


