Les objectifs nationaux et régionaux d’ici 2030 ont été clairement formulés : réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % et augmentation de la part modale du vélo de 1 % à 12 %. La CCAC [[Communauté de communes de l’Aire cantilienne : Chantilly, Apremont, Avilly-Saint-Léonard, Coye-la-Forêt, Gouvieux, La Chapelle-en-Serval, Lamorlaye, Mortefontaine, Orry-la-Ville, Plailly et Vineuil-Saint-Firmin.]] vise, elle, la création d’un réseau cyclable cohérent et continu de près de 100 km.

pour montrer qu’on irait vite et partout à vélo dans l’Aire cantilienne, avec les aménagements adéquats.
De grandes déclarations suivies de peu d’effets
En mars 2023, cinq associations (Orry en transition, Coye en transition, AU5V, Les écocitoyens de Gouvieux et Radioleo) se sont réunies dans le Collectif pour les mobilités actives de l’Aire cantilienne (Comaac) pour éplucher les déclarations de la CCAC, au regard des actions effectivement mises en œuvre depuis 2019 ou prévues d’ici 2030.
Le constat est alarmant : faute de planning pluriannuel et par manque de coordination, sensibilisation et de ressources humaines et financières, la CCAC ne pourra pas tenir ses engagements climatiques, notamment la mise en oeuvre de son schéma directeur cyclable (SDC), une des mesures phares du plan de mobilité mutualisé (PDM) et du plan climat-air-énergie territorial (PCAET).
Le Comaac a donc décidé de mobiliser les élu·es du territoire, afin qu’ils et elles agissent pour atteindre les objectifs fixés.
Un plaidoyer s’imposait
En avril 2023, le Comaac a envoyé un argumentaire détaillé à la préfète de l’Oise, à la présidente du Conseil départemental et au président de la CCAC. Ce courrier contenait neuf propositions pour lever les freins à l’atteinte des objectifs et une invitation à la rencontre sur les mobilités actives organisée par le collectif en juin à Coye-la-Forêt.
Les échanges avec la CCAC n’ayant pas permis de définir des actions concrètes et suffisantes pour atteindre ces objectifs, le Comaac a décidé de mener une action de lobbying auprès des maires de l’Aire cantilienne. Alors que les conseiller·es communautaires ont décidé en 2020 que la priorité de la CCAC devait être l’aménagement d’un réseau cyclable cohérent et continu et que le SDC a été adopté en 2021, peu de choses ont été mises en œuvre depuis. Un planning pluriannuel de réalisation du SDC se fait par exemple toujours attendre, mais les rencontres avec les maires, très instructives, ont contribué à faire bouger les lignes (voir ci-dessous). En mars 2024, le Comaac a fêté son premier anniversaire. L’occasion de remercier les bénévoles pour leur intense mobilisation, toujours d’actualité.
Une stratégie qui porte déjà ses fruits
- 2 médias, Le Parisien et le Courrier Picard, ont relayé notre plaidoyer.
- 43 participant·es, dont un député, un sénateur, le président et deux vice-présidentes de la CCAC lors de la rencontre organisée par le Comaac.
- Une nouvelle dynamique d’actions en faveur des mobilités actives au sein des associations membres.
- 2 linéaires cyclables à La Chapelle-en-Serval, déjà en projet avant 2021, ont bénéficié d’un sursaut de volonté pour pousser leur réalisation.
- Un nouveau poste créé à la CCAC pour prendre en charge la mobilité, dont le SDC.
- Quasi triplée : la ligne budgétaire 2024-2027 pour la rénovation des pistes cyclables.
- De plus en plus : élu·es déclarant les “mobilités douces” comme part intégrante de leurs priorités.
