Construit à la fin des années 80 dans l’Oise, à l’époque du tout voiture, le parc a longtemps été accessible uniquement en voiture ou en bus par l’A1 ou autoroute du nord (payante).

La compagnie des Alpes (propriétaire du parc) s’est engagée à l’horizon 2030 à atteindre le Net Zéro Carbone. Quand on reçoit presque 3 millions de visiteurs par an, qu’on ne peut plus trop étendre le parking voitures des clients sans rogner sur les attractions et que l’on souhaite accueillir des jeunes de moins en moins tournés vers la voiture, de nouvelles voies sont envisagées.
Le 8 juin 2024, nous étions conviés à nous rendre en joyeuse équipe avec les maires de l’Aire Cantilienne (CCAC) au Parc Astérix pour parler mobilités dans la communauté de communes. On pensait qu’ils allaient affréter un bus, ou proposer de covoiturer, mais non : nous y sommes allés à vélo au départ de la Chapelle-en-Serval. Par toutatis, ils ont le Goudurix ! : En voiture, le Parc Astérix est à 15km avec un beau détour pour emprunter l’autoroute A1 ! Mais l’accès pompiers du parc est à 4,4 km de la Chapelle-en-Serval en direction de Plailly, et le Parc est motivé pour ouvrir cet accès aux clients qui viendraient à pied ou à vélo en demandant à l’Aire Cantilienne d’aménager une voie verte entre la Chapelle-en-Serval et Plailly.




Un plan de déplacement pour le Parc
Le Parc Astérix a réalisé un plan de déplacement d’entreprise, pour atteindre la neutralité carbone en 2030, impossible de ne pas bousculer les modes de déplacements des salariés mais aussi et surtout des clients.
Une plateforme de covoiturage pour les salariés bientôt ouverte aux clients
Les transports constituent le 1er poste d’émission de Gaz à Effets de Serre sur le territoire du Parc Naturel Régional Oise Pays de France. Après la mise en place d’une plateforme de covoiturage pour les salariés qui a permis en moins d’un an d’économiser 24 tonnes de CO2, cette plateforme va être ouverte aux clients. Des économies en perspective, notamment quand la place de parking est à 15€.
L’objectif du parc Astérix, c’est « 5% de transports collectifs en jour de pointe (nous y sommes presque depuis Roissy avec 1200 clients par jour) et 10% de visiteurs en mobilité douce, “ça me parait très atteignable“ a lâché tranquillement Sébastien Retailleau, le directeur général adjoint.
2400 clients à pied ou à vélo chaque jour
Concrètement, 2 400 visiteurs viendraient les jours de folies à pied ou à vélo au Parc. D’une commune voisine, ou en RER ou Train+Vélo depuis la gare de Survilliers-Fosses ou encore celle de Orry-la-Ville-Coye. Le chiffre n’est pas lâché au hasard, c’est le résultat d’une enquête réalisée auprès de la clientèle.
Une voie verte la Chapelle-en-Serval vers Plailly à l’étude
Une voie verte La Chapelle – Plailly de 7 km est à l’étude et inscrite dans le plan pluriannuel d’investissement de l’Aire Cantilienne. Elle sera réalisée d’ici fin 2026 a annoncé Florence Woerth élue en charge des mobilités. Cette voie verte donnera accès au Parc Astérix qui ouvrira un accès spécifique piétons et vélos.
La voie verte qui permettra de relier la Chapelle-en-Serval à Fosses et sa gare RER est déjà en cours de construction.

Un obstacle de taille sur la route

Ce n’est pas un projet facile avec un obstacle de taille : la traversée de l’autoroute A1. La CCAC voulait réduire la voie voiture du pont existant à une seule voie, le CD60 a dit non, la SANEF a dit « ça va déséquilibrer le pont » … “La seule chose que nous ayons à craindre, c’est que le ciel nous tombe sur la tête !” aurait rétorqué Goscinny. Reste l’option d’une coûteuse passerelle modes actifs au dessus de l’autoroute, ce qui ne va pas être facile avec les contraintes environnementales, celles de la SANEF … ils auront besoin de l’ingéniosité des concepteurs du Parc Astérix pour bâtir ce pont !
Bref, nous sommes impatients de pouvoir en profiter et admirer la cohorte de jeunes et de familles pouvoir à la fois aller travailler ou s’amuser au Parc à bicyclette.
Pour l’entreprise, c’est aussi l’occasion de faire des économies sur le foncier et l’emprise au sol du stationnement automobile qui limite ses possibilités de développement et dégrade son bilan carbone. Un argument pour encourager la communauté de communes à prélever le versement mobilité, une taxe auprès des entreprises pour financer les investissements dans les transports prélevée par la plupart des communautés de communes mais pas par l’Aire Cantilienne.
Peut-être qu’en 2026 nous aurons l’occasion d’inviter nos adhérents au Parc Asterix pour l’assemblée générale ? Par toutatis ?
Cet article est paru dans la Bicycl’Oise n° 24


