Aller au contenu
Accueil » News » Derrière l’établi, des produits de moins en moins polluants?

Derrière l’établi, des produits de moins en moins polluants?

« Pas si écolo le vélo, hein ?! »

s’était esclaffé mon formateur en mécanique cycles lorsque mes camarades et moi-même découvrions la composition des différents produits de montage ou de nettoyage. En pot ou en aérosol, les solvants et polluants éternels étaient partout avec leurs rassurants petits pictogrammes.

Des produits chimiques à foison

En effet, pour dévoiler, resserrer, dégraisser, huiler, débloquer ou encore décaper, les mécanicien.nes vélo manipulent et inhalent des produits chimiques parfois (voire souvent) très nocifs si mal utilisés.
En sus des recommandations générales légères, d’aération de la pièce, par exemple, de port du masque facial ou de paires de gants en latex résistant, ou encore d’exposition limitée, Mathieu, notre nouveau (et maintenant ex) mécanicien au Relais depuis janvier 2026 nous dévoile comment, lui, prend les devants pour diminuer l’impact nocif d’une industrie chimique sans vergogne dans le monde de la mécanique vélo.

J’ai découvert la réalité économique d’un atelier. il faut faire vite et bien, résistant à l’eau, à l’oxydation, efficient et silencieux. Aussi les mécanicien.nes ont leur habitude, leurs fournisseurs fétiches et il est donc difficile de leur échapper.

De plus en plus d’alternatives

Mais avec le temps, un responsable réceptif et des fournisseurs concernés, nous avons intégré des solutions et des produits plus vertueux. Nous utilisions une fontaine biologique pour le dégraissage, de l’alcool isopropylique liquide pour le nettoyage des freins ou encore des lubrifiants-chaîne biodégradables et sans PTFE.

Ainsi, à l’instar de la nourriture, les gammes de produits bio se sont particulièrement développées ces dernières années, certains acteurs en faisant, d’ailleurs, leur principal argument marketing.

Depuis son arrivée à VélOOise, Mathieu propose ainsi de questionner l’utilisation de certains aérosols et de repenser quelques uns des savoirs-faire pour proposer des services de maintenance et réparation vélo de qualité tout en réduisant les externalités négatives de l’environnement et leur santé . Une belle approche pour être moins consommateur.rice et dépendant.e des industries chimiques crapoteuses…

Depuis la publication de cet article dans la Bicycl’Oise, Mathieu ne travaille plus pour VélOOise mais a vogué vers d’autres horizons. Nous lui souhaitons d’ailleurs une bonne continuation derrière son établi et sur les chemins.


Cet article est tiré de la Bicycl’Oise n° 25

Shares
0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x